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Edito



Le temps des propositions

Edito
Qu’il refuse de suspendre son vol, qu’il ne fasse rien à l’affaire ou qu’on ne le voie pas passer, le temps semble « au jour d’aujourd’hui » faire partie de nos préoccupations majeures.

D’un côté, on constate avec une certaine résignation que tout s’accélère et d’un autre côté on se mobilise pour le développement durable. Ce n’est pas le moindre paradoxe auquel tout projet sportif se voit lui aussi confronté.

Comme la LOLF(1) en son temps, la RGPP(2) pourtant annoncée apportera son lot de bouleversements et de « surprises » dans un paysage sans cesse mouvant. Difficile dans ces conditions de prendre les devants et de se projeter dans un avenir aux contours de plus en plus incertains, direz-vous.

N’est-ce pas plutôt une bonne occasion pour, au contraire, « rebondir », comme on dit volontiers ? Accélération ou pas, demain est à construire et la véritable question qui se pose à nous est la suivante : voulons-nous subir ou être les acteurs de notre devenir ? Bouleversements ou pas, sachons si n ous souhaitons être dépassés par les événements ou participer à la construction de ce qui sera, de toutes façons, un jour du domaine du passé.

« Plus que jamais », peut-être, selon une formule qui nous est coutumière, il nous faut faire des propositions. Certes, celles qui seront retenues ou devenues opérationnelles ne seront pas nécessairement celles sur lesquelles nous aurions misées, mais il importe que dans les secteurs qui sont les nôtres nous soyons non seulement présents mais aussi pilotes.

Allons-nous rester inertes devant la suppression du CNAPS pratiquement consommée ? Il ne suffira pas d’exprimer nos regrets, certes légitimes. Proclamons haut et fort notre attachement à une instance nationale de concertation en matière d’APS reconnaissant la transversalité du phénomène sportif dans la société et rassemblant tous les acteurs du sport et pas seulement les seuls représentants de la compétition !

Proposons que cette instance, éventuellement sous la forme associative, reprenne vie et portons-nous volontaires pour y jouer un rôle moteur !

Plus de 15 millions de licences sont délivrées par les fédérations sportives, c’est bien. Le même chiffre est avancé pour les pratiquants non licenciés et le plus souvent hors structures associatives. Qui les prendra en compte au plus haut niveau si quelque chose comme le CNAPS n’existe plus ? On s’en remettra, comme toujours, à l’échelon local sur les collectivités territoriales pour les considérer comme des citoyens à part entière…

La réforme qui touchera communes et intercommunalités ne doit pas exonérer l’Etat de ses responsabilités au plan national, ni à tous les échelons, du reste.

Le temps des propositions est loin d’être révolu. Soyons en première ligne car c’est là notre place

Serge ROY

Lundi 9 Mars 2009
Philippe Chapot
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