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Retour sur le 66ème Forum d'Iéna du Conseil Economique, Social et Environnemental

Le 23 avril dernier, le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) organisait son 66ème Forum d'Iéna ayant pour thème : "Le sport : enjeux sociétaux et modèles économiques".



Retour sur le 66ème Forum d'Iéna du Conseil Economique, Social et Environnemental
Ce forum débat, auquel participait les représentants du sport français dont la FNOMS, était organisé autour de deux tables rondes avec différents intervenants

La première pour thème : "Les enjeux sociétaux...". Véhiculant des valeurs d'effort, de rigueur, de dépassement de soi, de solidarité et d'esprit d'équipe, la pratique sportive concerne aujourd'hui 34 millions de Français. Le sport joue donc un rôle prépondérant aussi bien en matière de santé publique, d'intégration sociale, que d'aménagement du territoire. Mais dans une période où il est associé à des dérives (fraude, violence, dopage), il était important de s'interroger sur ce qu'il représente et sur le message qu'il transmet : simple loisir, bien de consommation ou spectacle comme une autre, quels sont les nouveaux enjeux propres au sport et quels défis doit-il relever ?

Ont pris part à cette table ronde :
- André Leclerq, président de l’Académie olympique, membre du Bureau exécutif du CNOSF, rapporteur du CESE ;
- Daniel Bilalian, directeur de la rédaction des sports à France Télévisions ;
- Pierre Dantin, directeur de la chaire « Société, sport et management », à l’Université de la Méditerranée, IEP d’Aix-en- Provence ;
- Béatrice Hess, championne paralympique de natation ;
- Marcel Martin, membre du Comité directeur de la Fédération Française de Rugby et président de l’UCPR ;
- Didier Pérez, directeur du service des sports, région Rhône-Alpes.

Voici ce qui est ressortit du débat :

- Il s'avère que la demande sociale a évolué vers un contrat social du sport équitable. Il s'agit de problématiques liées aux femmes, aux personnes avec peu de ressources, au handicap notamment. On se dirige vers une démarche d'un sport équitable car celui-ci est utilisé comme un outil de socialisation dans les clubs par exemple. Le mouvement sportif est un acteur du dialogue civil.

- Autre constat : sans le bénévolat le sport ne fonctionne pas or celui-ci n'a jamais occupé une place aussi importante dans le monde sportif. Les bénévoles ont de plus en plus de responsabilités, d'où la necessité de lui trouver un statut.

- Le sport en tant que vecteur d'éducation doit être mieux utilisé au sein de l'intercommunalité en milieu rural, et on constate déjà qu'il s'implante dans les nouveaux territoires de ce type. D'où la nécessité d'une politique du sport local.

- Le sport en tant que créateur de lien social trouvera son utilité que si les acteurs du secteur public, non marchand et marchand fonctionnent ensemble.

- On assiste depuis quelques années à un bouleversement du handisport. Sur 6 millions d'handicapés, 34% disent pratiquer un sport. C'est pour eux source de liberté, d'autonomie et de lien social.

- Le mouvement sportif doit impulser et inculquer une certaine philosophie du sport différente à la société. Il faut "un nouveau testament pour le sport".

La deuxième table ronde posait la problématique suivante : "Autre économie, nouvelle gouvernance ?". Le constat est le suivant : l'organisation des pratiques sportives a évolué. Dès lors, comment les différentes parties prenantes (associations, fédérations sportives, Etat, collectivités locales, médias, entreprises et individus...) peuvent-elles oeuvrer et concourir au rayonnement et au financement du sport ? Faut-il définir une nouvelle gouvernance, et une nouvelle forme de patenariat public / privé, pour mieux déterminer le rôle et les responsabilités de chacun ?

Ont pris part à cette table ronde :
- Frédéric Bolotny, économiste au Centre de droit et d’économie du sport ;
- Dominique Agis-Garcin, vice-président de la Fédération Française de Tennis ;
- William Gaillard, directeur et conseiller du président de l’UEFA ;
- Patrick Mispolet, président d’Orangina-Schweppes ;
- Jacques Thouroude, président de l’Association nationale des élus en charge du Sport.

Voici ce qui est ressortit du débat :

- La crise économique actuelle ne devrait pas avoir trop d'effets négatifs à plus ou moins long terme sur le sport en général. Le sport n'est pas un bien de première nécessité. Mais il faut faire la différence entre sport gratuit et sport payant. Avec la crise les gens ne vont certainement pas au stade "pour oublier". De plus, le sport a, par nature, besoin d'être régulé. On retrouve cela dans tous les discours. En revanche si l'on prend le sport local, les sports populaires peuvent être touchés par la crise (les parents ne peuvent pas payer les licences par exemple).

- On constate depuis quelques années maintenant l'augmentation des endettements liés aux charges des équipements sportifs. Certes, les collectivités territoriales apportent trop peu de moyens, mais elles font ce qu'elles peuvent. La solution serait sans doute de développer les partenariats public / privé.

- la crise économique actuelle permet de se poser des questions : il faut une nouvelle gouvernance du sport basée sur l'éthique et la régulation.


Jeudi 7 Mai 2009
Christelle Denevault
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