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Vie associative sportive : les problématiques

Le 17 décembre dernier se déroulait la conférence sur la vie associative (Serge Roy, Président de la FNOMS y participait). Afin de préparer cette rencontre, le Haut Commissaire aux Solidarités Actives et à la Jeunesse avait souhaité pouvoir entendre les associations locales. Dans ce cadre, un cabinet d'études a été mandaté pour recueillir constats, questions et difficultés liés à ces associations locales. L'étude révèle ainsi les problématiques rencontrées par ces acteurs associatifs.



Vie associative sportive : les problématiques
La vie associative souvent vécue comme une "formidable aventure" est aussi synonyme de difficultés. En effet, pour 79% des participants, la gestion de la vie associative est difficile ou très difficile. Les problèmes rencontrés sont en majorité liés à la difficulté de recherche et d'obtention de financements, au recrutement de bénévoles et de membres du bureau, et à la pérennité financière de l'association. Il est à noter que si les difficultés sont bien présentes, celles-ci sont moindres pour les plus petites associations et notamment celles qui n'emploient pas de salariés. En effet, ces dernières concentrent leurs efforts sur le recrutement de bénévoles et le renouvellement des membres du bureau. Les nouveaux projets dont difficiles à développer faute de compétences disponibles et de ressources. Les problèmes liés aux locaux sont également mis en avant. Les jeunes associations peinent au début à trouver des locaux adaptés à leur activité et à leurs ressources.

Selon l'étude, les postes au sein du bureau, et notamment ceux de Président et Trésorier, impliquent un niveau de compétence, d'engagement et de risque juridique trop important qui raréfieraient les bonnes volontés. Ainsi, la difficulté est de trouver des remplaçants aux titulaires de ces postes devenus "volontaires désignés". Pour un certain nombre d'associations, et surtout pour les non employeuses, les bénévoles sont au coeur du projet associatif. Ces bénévoles sont difficiles à mobiliser et à fidéliser mais l'origine de ces difficultés n'est pas simple à identifier. Bon nombre de raisons sont mises en avant : difficultés socio-économiques rencontrées par certaines populations (jeunes notamment), phénomène de génération, évolution des modalités d'engagement, etc. Quelles que soient les raisons évoquées, la mobilisation et la fidélisation de bénévoles est LA question centrale pour les associations locales. Pour de nombreuses associations, ce problème est avant tout un problème interne et non de pouvoirs publics.

Pour les associations qui emploient des salariés, la question est davantage centrée sur la place du bénévole dans le fonctionnement et l'activité de l'association. Dès lors, la difficulté se concentre sur les rôles et les fonctions entre bénévoles et salariés. Les bénévoles sont, certes de bonne volonté, mais pas toujours mobilisables, ou pas autant que le souhaiteraient les responsables de l'association. Le bénévole est plus une ressource que le socle du projet associatif. Il est donc une ressource complexe à gérer.

Le besoin d'être accompagné ressort de cette étude. Si la plupart des formations sont assurées en interne par du tutorat, la nécessité de maîtriser des compétences de plus en plus pointues est forte. L'offre qui existe actuellement en terme de formation ne suffit pas. Les plus petites associations et celles n'ayant pas de salariés voudraient pouvoir bénéficier d'informations "fiables et centralisées" dans les domaines juridiques, au sujet des financements ou des différents types de contrats aidés, etc.

Un accompagnement pour le montage et le développement de projet est également souhaité par ces dirigeants associatifs.

La préoccupation majeure des associations reste la recherche et l'obtention de financements. Selon les associations les attentes sont différentes...et les difficultés aussi. L'étude révèle que l'opacité et la complexité des modalités d'attribution des subventions est un sujet récurrent dans les propos recueillis.

Autre difficulté mentionnée : les contrats aidés. Il peut être un piège pour l'association. En cas d'arrêt, l'association n'est plus en mesure de développer ses activités.




Lundi 15 Février 2010
Christelle Denevault
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